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Karl Alexandrovich de Peterson |
Maria Ivanovna Ozerov |
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Imperial Russian diplomat of Bavarian origin |
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Jacques Ferrand (Les Nabokov, 1982) has this footnote on the de Petersons' family background: "Ivan Karlovitch de Peterson et sa famille représentaient un cas particulièrement frappant par ses multiples liens entre la Russie et l'Europe Occidentale, et cela sur deux générations seulement. C'est son père, Karl von Peterson, avec sa sœur (plus tard mariée au comte de Montgelas, Bavarois malgré son nom français), vint en Russie à la suite de son beau-père le célèbre poète russe Féodor Ivanovitch Tutchev, second mari de sa mère, veuve d'Alexander von Peterson, diplomate bavarois, née comtesse von Bothmer. Mais Tutchev amena sa nouvelle petite famille, non pas dans la cosmopolite St.Pétersbourg, siège de ses chefs (il était également un diplomate de carrière), mais à Moscou la trés russe. Là, Karl, qui embrassa la même carrière (il fut ministre de Russie à la Cour grand-ducale de Hesse-Darmstadt avant de devenir le chef de la Chancellerie du Ministère des Affaires Étrangères à St.Pétersbourg), épousa Maria Ivanovna Ozerov, fille du ministre de Russie à Lisbonne, puis à Munich, et de son épouse née comtesse von Schlippenbach, qui était la sœur de Petr Ozerov, ministre à la Cour de Hesse-Darmstadt, tandis que sa sœur était la femme du ministre d'Allemagne à Lisbonne, von Radowitz. Le poète Tutchev, veuf en 1838 d'Eléonore von Bothmer, se remaria avec Ernestine baronne von Dörnberg née baronne von Pfeiffel, veuve d'un diplomate bavarois. Tous ces liens hors frontières, germaniques et diplomatiques, n'empêcha les Peterson, transplantés à Moscou, de s'apparenter à des Moscovites du cru − des Galitzine, Boutourline, Apraxine, Pachkov et les Ozerov déjà nommés. Daria Tutchev (fille du poète, de son premier mariage avec Éléonore von Bothmer), demoiselle d'Honneur de l'Impératrice Alexandra (épouse de Nicolas Ier) et auteur de forts intéressants mémoires de sa vie dans l'ombre de ces souverains, a finalement épousé le célèbre slavophile Ivan Serguéévitch Aksakov, fils du non moins célèbre romancier. Et nous voyons plus tard Ivan Karlovitch épouser une Nabokov apparentée aux Aksakov par les Chichkov et les Korff, et son frère épouser une Lopoukhine" (p.73). The Russian poet Fyodor Ivanovich Tyutchov (1803-1873) joined the diplomatic service in 1822 and was sent as an attaché to the Imperial Russian Embassy in Munich (Bavaria) where he stayed, with short interruptions, for 22 years. There he met his first wife, Eleonore (Nelli) Peterson née Countess von Bothmer (1800-1838), widow of Alexander (von) Peterson, a Russian diplomat in Bavaria from whom she had three sons. Tyutchev clandestinely married her on 5 Mar 1826. She "maintained a fashionable salon frequented by the likes of Heine and Schelling" (Wikipedia) with whom Tyutchev became friends. After her early death he married another German, Ernestine von Dörnberg née Countess von Pfeffel (1810-1894). He returned to Russia only in 1844. The first collection of his poems appeared in 1854 but was largely ignored. His poetry was rediscovered by later poets like Alexander Blokh and Andrei Belyi. Nabokov translated ten of his poems into English (Three Russian Poets, 1944) and said about him: "Politically he was a rather smug conservative with Slavophile leanings and a sentimental fondness for permanently anointed Tsardom. The batch of poems inspired by his political views makes rather painful reading. On the other hand, his short lyrics belong to the greatest ever written in Russian" (p.38). There is a nice website on Tyutchev's Munich period, with large color photos of his Munich wives and loves: http://www.mir-ev.de/kalender.pdf. |
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